Portail Santé-Environnement
http://www.sante-environnement/Particules-fines-effets-nocifs-maximums-et-couts-tres-eleves
Notre environnement - Agents physiques - Comprendre
Particules fines : effets nocifs maximums et coûts très élevés
par Fil d’infos et actualité - 15 octobre 2013

Un nouveau rapport MIRA précise que les particules fines représentent environ trois quarts des « pertes d’années de vie en bonne santé » liées aux pollutions diverses et la même proportion en termes de coûts externes, à charge de la collectivité donc.

Le rapport d’étude MIRA [1] met en lumière les effets de plusieurs facteurs environnementaux sur la santé : le benzène, le monoxyde de carbone, les dioxines dans l’alimentation, les champs électromagnétiques, le formaldéhyde, le bruit, la chaleur, le plomb, le nickel, l’arsenic, le cadmium, la fumée de tabac dans l’environnement, le radon, les moisissures et l’humidité, ainsi que le rayonnement ultraviolet. La charge de la maladie est exprimée en années de vie en bonne santé perdues (AVCI). Ces années de vie en bonne santé perdues traduisent le nombre d’années que perd une personne du fait de la maladie et/ou de la mortalité prématurée à cause d’un facteur environnemental. Le calcul des années de vie en bonne santé perdues (AVCI) ou des coûts externes permet de comparer entre eux les effets sur la santé et/ou de les dénombrer.

La charge de morbidité imputable aux différents polluants environnementaux représente globalement 108 863 AVCI pour la population flamande. Transposé par habitant de Flandre, cet AVCI s’élève annuellement à 5 jours de vie en bonne santé perdues ou à un peu plus qu’une année de vie en bonne santé perdue dans toute une vie en cas d’exposition à vie aux niveaux actuels d’exposition à l’ensemble des facteurs environnementaux calculés. L’important à cet égard est qu’il s’agisse de valeurs moyennes. L’impact réel sera plus fort chez certaines personnes sensibles (par exemple les patients asthmatiques), chez d’autres, il sera plus faible. Ce total représente quelque 8 % de la charge globale de morbidité. Soit un coût qui se chiffre à environ 3,6 % du produit intérieur brut de la Flandre. Ces valeurs ont été calculées sur la base des données d’exposition les plus récentes.

Tant pour la charge de la maladie que pour le coût, les particules fines s’avèrent le principal polluant responsable d’environ trois quarts du nombre total d’AVCI. Le bruit et la fumée de tabac dans l’environnement sont les deuxième et troisième facteurs environnementaux les plus importants dans le calcul de la charge de morbidité, mais la fumée de tabac dans l’environnement et l’ozone dans l’air ambiant occupent les deuxième et troisième places pour les coûts externes.

L’étude a été réalisée à la demande du Rapport de l’état de l’environnement flamand (MIRA) par l’Institut flamand de recherche technologique (VITO).

Source : le site du SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement

notes :

[1Le MIRA est un produit de la Vlaamse Milieumaatschappij (VMM), un établissement public. Il décrit, analyse et évalue l’état de l’environnement flamand, examine la politique menée dans le domaine de l’environnement et anticipe les possibles évolutions environnementales.