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Vie active - Alimentation - Comprendre
Ces dieux, ces bêtes, et ce système qui se viande à force d’exploiter le vivant
par Alain Geerts - 14 février 2013

Les chats sauvés des abattoirs en Chine, les oeufs de poules élevées en cage, et maintenant les chevaux dans les produits surgelés. Dans la marmite médiatique, le contenu de notre assiette s’installe régulièrement dans les débats. Est-ce suffisant pour mettre le feu aux incohérences de notre système et en modifier la recette ? A force de scandales, on peut en douter.

Une mise au point salutaire comme on en rencontre régulièrement, plus particulièrement quand un « scandale » défraie les chroniques...

Mais alors que le pape quitte ses fonctions et que cet autre débat alimente l’actualité, j’ose mettre les pieds dans le plat  : ne serait-il pas temps de considérer que la nourriture est un bien spirituellement très riche ? Quels sont les éléments religieux et philosophiques qui conditionnent une vision spéciste ou anti-antispéciste du monde ? Pourquoi ne pas mettre fin aux aberrations liées à l’exploitation industrielle du vivant ?

Le goût de la vie

Manger est un acte que nous reproduisons plusieurs fois par jour. Et comme le souligne avec justesse la romancière Barbara Kingsolver dans l’excellent ouvrage qui relate son expérience locavore (Un jardin dans les Appalaches, 2007, Editions Payot et Rivages), « les motifs que nous jugeons recevables pour refuser certains aliments sont extrêmement arbitraires. En règle générale, on ignore les justifications suivantes : destruction de l’environnement, gâchis d’énergie, empoisonnement des ouvriers. Parmi les motifs admis : un texte religieux l’interdit. Posez une assiette de charcuterie devant un rabbin, un imam et un moine bouddhiste et vous aurez peut-être évoqué trois visions différentes de la damnation. Les invités qui souffrent d’hypertension artérielle peuvent en ajouter une quatrième », souligne-t-elle avec justesse.

Lire la suite sur le blog « Même pas mal » d’Anne-Sophie Novel.