Portail Santé-Environnement
http://www.sante-environnement/Trop-de-viande-rouge-nuit-a-la-sante
Vie active - Alimentation - Comprendre
Trop de viande rouge nuit à la santé
par Alain Geerts - 14 mars 2012

Une étude américaine publié dans Journal of the American Medical Association (JAMA) montre que manger n’importe quel type de viande rouge augmente de manière significative le risque de mort prématurée. Les conclusions de cette étude indiquent que ce risque, valable pour la viande non transformée, est plus important encore pour la viande transformée (charcuterie notamment).

Manger un steak de 85 grammes, soit à peu près la taille d’un paquet de cartes, tous les jours a augmenté les « chances » de mourir pendant l’étude de 13%. Remplacer le steak par de la viande transformée, comme un hot-dog ou deux tranches de bacon, fait grimper ce risque à 20%. Cette étude portait sur plus de 120.000 personnes suivies pendant plus de 20 ans.

Les auteurs indiquent qu’il ne faut pas nécessairement devenir végétarien, mais qu’il faut varier la source de protéines et diminuer la quantité de viande. « Manger une portion de noix au lieu de bœuf ou de porc fait baisser de 19% le risque de mourir pendant l’étude. Selon les chercheurs, le poulet ou les céréales complètes font baisser le risque de mortalité de 14% ; des produits laitiers allégés ou les légumes de 10% ; et le poisson de 7%. »

Si la viande rouge est depuis longtemps associée à un risque accru de cancer, de diabète et de maladies cardio-vasculaires, l’étude est la première à montrer que ne plus en manger du tout peut rallonger l’espérance de vie.

Dean Ornish, un défenseur des régimes végétariens, écrit dans un éditorial qui accompagne l’étude qu’un régime à base de plantes n’est pas seulement bénéfique pour la santé humaine : ne plus manger de viande contribue à faire baisser les dépenses de santé américaines, réduit l’industrie du bétail qui contribue de manière significative aux émissions de gaz à effets de serre et ralentit la destruction des forêts liée aux pâturages.

Ces conclusions entrent en parfaite « raisonnance » avec l’avertissement lancé la semaine dernière par Olivier de Schutter qui considère que notre alimentation nous rend malade et qui propose des mesures concrètes pour pallier à cet état de fait.